…un peu de lettre nue, 26

Parce que le Jour Dénudé d’alfée commence aujourd’hui, avec une lettre.

Cette lettre est à lire là : la lettre nue, 26

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Iannis Xenakis lettre à sa fille Mâa, extrait :

« Il faut apprendre à déjouer notre tendance à rêver bêtement donc à être déçu. Il est plus difficile mais combien plus lumineux de se hisser à une clairvoyance des choses et des gens donc de nous-même beaucoup plus profonde que celle où notre paresse quotidienne nous entraîne. Mais cette clairvoyance, ce sang froid du regard ne doit absolument pas amortir, fléchir, abattre notre action éperdue. Donc il faut se dédoubler mais rester un à la fois. Je dis ça parce que c’est mon expérience renouvelée donc toute fraîche dans les misères de mes échecs ou de ceux que je rencontre. Toi qui as tant de talent dans l’œil et la main tu laisses filer le temps. Nous sommes de la race de ceux qui sont foncièrement inquiets à perpète.

Le seul moyen de s’en sortir est de vivre avec cette angoisse en la détournant vers l’action de la main et de la tête. Pas de passivité, c’est la mort. Se délecter dans le passif est une forme de maladie.

(…)

Ne pense pas à la gloire, pense aux choses mêmes, fais-les. »

Vous venez ?
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Fusinato, part.1 Iannis Xenakis

…un peu du fleuve Alphée…

île de Folegrandros, F. Le Diascorn
île de Folegrandros, F. Le Diascorn

Ἀλφειός…

Alféo est son nouveau nom. Il continue à serpenter longtemps au Péloponnèse.

Il y avait en Sicile (oh), dans une île (tiens c’est étrange) à Syracuse (j’aimerais tant voir), une fontaine sacrée, elle ne s’appelait pas Désirée mais tout comme, il y avait un fleuve un dieu fleuve amoureux, on dit que leurs eaux se mêlent, on raconte que de la Sicile à la Grèce un tunnel est creusé dans les entrailles de la mer, on murmure que des fleurs poussent venues de Grèce et qu’un morceau de bois jeté dans l’Alphée en Elide réapparaît dans la source d’Aréthuse en Sicile.

Les eaux du fleuve ont permis à Heraclès d’assainir les écuries d’Augias : quelques brèches dans le mur d’enceinte, dévier le cours, et à l’aide du tumulte : continuer le travail.

Il y avait dans notre recherche pour choisir le nom de notre maison une volonté d’y adjoindre beaucoup de bleu et de soleil, nos racines profondes et un peu de sens. Le fleuve n’est pas le seul. Mais on avait trouvé l’accord. Celui qui pouvait émerger de notre cosmogonie personnelle de 2003.

Oui. Alfée pouvait émerger. Comme l’île surgie du chaos.

Coucher de Soleil sur Santorin, F. Le Diascorn
Coucher de Soleil sur Santorin, F. Le Diascorn

Vous venez ?

…un peu du jardin de rose..

Massoud par Reza
Massoud par Reza

Parce qu’il y a des jours où l’on se souvient.

Oui c’est vrai par ici, on aime se souvenir. C’est un peu malgré nous, ce regard et ces résonances d’un temps à l’autre, d’une ligne à l’autre, d’une note à une autre. Musique.

Il y a des jours où l’on voyage, assis là, à sa table. On s’échappe, on écoute, on sent l’air embaumé de fleurs. On se plait à penser que le monde est autre. Qu’un rien dans l’air, une brise, un parfum de rose et de jasmin suffirait à couvrir leur vacarme. Cela fonctionne le temps, le temps de la musique.

La corde vibre, d’une parole l’autre, d’un frottement l’autre, d’une vérité l’autre, d’un homme l’autre, d’une racine l’autre, peu importe : c’est la même essence. Celle de ce matin dans la maison d’alfée, un 4 août.

Un peu à l’abri des nouvelles, ici, dans le bureau de bois clair, en bordure de périphérique. J’écoute le kamanché, je sens le vent dans les montagnes, j’entends le rire des hommes, je lis des poèmes et je me souviens. Je travaille.

« Dans le jardin des roses, hier, l’aube pointait.
La nuit passée, dans mon ivresse, s’effaçait.
J’étais pareil au rossignol.

Des amis, un flacon de vin, du loisir, un livre, un coin parmi les fleurs…
Je n’échangerai pas cette joie pour un monde, présent ou à venir.

Que m’importent les tulipes et les roses,
puisque par la pitié du Ciel,
j’ai, pour moi seul, tout le jardin.

Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.

Rien n’est meilleur que le plaisir, fête au jardin, le vin, les roses
Où est passé notre serveur? Il tarde à venir. Qu’attend-il? »

Hafez (~1325-~1390 ) ghazel extrait du Divan

…un peu de je suis…

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ce matin, dimanche après-midi, mercredi 11H30 (ou dimanche encore
encore plus tard…)

ou mercredi 12H21, mercredi… au moment où chacun, chacun son moment, apprend que ceux qu’on a suivis de près de loin, dans le doute, la crainte, le soutien ou le reproche, ont été assassinés

dans la maison d’alfée

on se dit : « oh, le dimanche 4… ou jusqu’au 7 au matin, c’eut été trop facile… »
on se dit aussi parfois qu’un « bonne année ! » bien envoyé (et dans les temps) sauve des vies… une vie, au moins… un sourire ici vers celle

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je suis dirge, je suis death, je suis un morceau à la portée de tous, je suis un chant funèbre, je suis une petite mélodie que je peux

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je n’ai pas écrit un mot véritablement depuis le 7

je m’aperçois de cela aujourd’hui… la barbe a poussé, le temps de reprendre pied, de passer la tête par-dessus l’eau, Jonas à mon tour, même si les occupations ne manquent pas, que les tâches s’accumulent, qu’il faut faire face au quotidien, aux grandes choses comme aux petites…

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et puis aujourd’hui, on est mercredi 12H21, deux semaines plus tard…
deux semaines, te rends-tu compte ? as-tu vu le temps passer ?
oui, pour certain-e-s, il s’est arrêté…
d’ailleurs, beaucoup parlent d’avant d’après…
il s’agira de savoir pourquoi, comment, où…

de nous réunir…

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je suis, je ne suis pas, je suis autre, ou encore… le silence. il y eut aussi tous les je suis identiques, les tout à fait opposés à l’idée d’être identiques, tout en scrutant le même horizon. à chacun sa manière…
elle est peut-être là, la liberté
la liberté de fabriquer le ensemble, avec les différences

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qu’il faille tous être des je suis identiques ou des je suis chacun dans sa spécificité, il était essentiel de prendre la mesure… d’où ? pourquoi ? comment ? et puis, la suite…? dehors, là-bas, avec les autres, au milieu d’eux…? y être sans se perdre ni dans la masse, ni dans les stratégies, y être pour soi, avec les siens, c’était chose possible

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je suis dirge, je suis death, je suis un morceau à la portée de tous, je suis un chant funèbre, je suis une petite mélodie que je peux siffler, chanter, avec des lalala lalala lalala, qui m’accompagneraient tout au long de la semaine, des semaines à venir, des mois, plus encore, pour les accompagner, eux, elles, toutes les victimes… de l’intolérance, de la loi du plus fort, de la foi du plus fort, quelle qu’elle soit, ici, ailleurs, du retour à la sauvagerie… oui, ils portent aussi le costard-cravate… je suis le moment d’après qui, figé, cherche à reprendre vie, resitue les priorités, rend la clairvoyance, le peu d’esprit critique nécessaire à la cervelle, à l’œil, qu’on a voulu faire taire, paralyser

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en quelques secondes, la porte côté conducteur qui claque à quelques centimètres du genou gauche, un grand souffle en sortant du boulot, à poser le sac au petit triangle rouge sur le siège passager, les clés de la maison et celle du travail sur le même trousseau posées sous le cendrier rempli de petites pièces pour le pain, les horodateurs, à tourner le bouton qui allume la radio, laisse percer le son (voix masculine, féminine ? plus aucune idée…) : deux morts, Charlie, rafales, attentat, des morts, deux hommes, un feu rouge, dix morts, Charlie Hebdo, le boulevard qui monte, l’équipe de Charlie Hebdo, le virage à gauche, encore à gauche, encore un feu, douze morts, le copain devant son écran : « t’as vu ?!!! »

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les lois, les règles, et les libertés. du bon dosage souhaité, des équilibres incertains, jusqu’au moment où…

il faudra choisir son camp, camarade…

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toi qui soutiens les nouveaux discours, happé par la stratégie du choc, as-tu relu Matin Brun de Franck Pavloff ?

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deux caricatures en tête (la réflexion est redessinée…) :

— ce dessinateur qui demande à son rédac chef s’il peut dessiner un chat… l’autre rechigne : « le chat était un animal sacré il y a des siècles, alors, tu sais, il faut faire attention… ». le dessinateur, après un long moment de silence, lui demande alors s’il peut dessiner… une laitue…?

— un gros engin de chantier, un peu militaire, genre pelleteuse ou tractopelle arborant une banderole « patriot act » ou disons « lois liberticides au nom de la sécurité » qui fout en l’air tous les manifestants « je suis Charlie »… pour garantir la liberté, au nom de la sécurité ?

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je suis dirge, je suis death, je suis un morceau à la portée de tous, je suis un chant funèbre, je suis une petite mélodie que je peux…

je suis celui qui écrit : «  je n’accompagnerai pas celles et ceux qui voudront enfermer la liberté dans une cage pour la protéger… » E.5131.

belle année à toi, à vous, à nous toutes, nous tous…

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Hum Toks & E.5131

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« Dirge », Death in Vegas

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"art is resistance"
« art is resistance »

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…un peu de ah ! ah ! ah…

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ce matin, dimanche matin

dans la maison d’alfée

on se le tient pour dit mais on ne donne pas sa langue au chat

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« lâche l’affaire, petite bête, t’es pas à la hauteur ! »

« évoluer, c’est vivre avec son monde ! »

« avoir raison dans la solitude, est-ce vraiment avoir raison ? »

« vous exagérez tout… »

« regardez le côté positif… »

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et cette bonne nouvelle qui éclate cette semaine !

ce n’est pas encore gagné, mais c’est une belle victoire !!!

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le CIP (qu’on réduit aux « Intermittents du Spectacle » mais qui se bat pour les chômeurs, les intérimaires, les précaires… plus généralement pour l’assurance chômage) a remporté une large victoire !

celle de la crédibilité…

pas auprès de nous… mais auprès de celui vers qui nous allons avancer avec cette nouvelle…

celui qui nous conseille habituellement d’y aller mollo et avec la manière, de la fermer, que les syndicats sont corporatistes, que les intermittents ça en branle pas une, que le chômeur y gagne un paquet de blé à rien fout’, que ceux du dessus y savent quand même bien de quoi qu’y parlent…

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ce matin, dimanche matin, celui-là, on a bien envie de lui envoyer un jolitagueule… avec un ruban autour.

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ça fait 11 ans qu’ils le disent… (11 ans que personne n’écoute…)

et c’est dans les journaux, maintenant…

« Paris, 17 déc 2014 – Le régime d’indemnisation des intermittents du spectacle peut être réformé à moindre coût, selon les estimations réalisées par l’Unedic à partir des propositions des représentants des intermittents et présentées mercredi lors de la dernière réunion de la mission de concertation sur leur statut. »
http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/le-regime-des-intermittents-peut-etre-reforme-a-moindre-cout-selon-de-nouvelles-estimations_1633659.html#JAwAw399JoiTPzvD.99

rappelons, une fois de plus, que le débat ne se réduit pas aux Intermittents…

http://www.politis.fr/Travail-et-temps-libre-Tous,29284.html

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autour de la table, le partenaire social (c’est lui qui a choisi le terme… pour nous, c’est plus simplement un adversaire) ne va pas rendre la discussion facile…

le risque est grand pour lui de voir, au-delà d’un débat qu’il dira ponctuel, un modèle de société présenté au reste des citoyens et des travailleurs. un modèle plus juste…

alors qu’il est en train d’ébouillanter la grenouille sans qu’elle s’en aperçoive, de creuser les inégalités, de plonger une grande partie des citoyens dans la précarité, la pauvreté, d’éreinter la totalité, tout en retirant des dividendes jamais espérés, c’est pas le moment -pour lui- de laisser croire qu’on peut fabriquer un autre monde…

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et rappelle-toi une chose : ceux qui ont fait avancer, ont défendu, le dossier des « Intermittents, chômeurs, précaires… » sont tous conscients de quelque chose : par là, ils faisaient de la politique.

faire de la politique, ce n’est pas un gros mot…

c’est s’occuper de ce que celui que tu veux renvoyer dans ses pénates veut garder pour lui : le pouvoir exclusif et la défense de ses propres intérêts. si tu veux reprendre la main, il faut voter, t’engager (asso, collectif, organisation… selon tes appétences) et fabriquer le nombre…

c’est le seul moyen d’influer sur le cours des choses…

et le pouvoir ne sera plus exclusif, mais partagé, les intérêts collectifs…

ça urge !

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choisis ton camp, camarade !

Hum Toks & E.5131

(et pour commencer, on partage…)

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déclaration de Samuel Churin :

https://www.facebook.com/samuel.churin/posts/10153403986044046

CIP Limousin :

https://www.facebook.com/groups/293188074175062/

CIP idf :

https://www.facebook.com/groups/293188074175062/

article Politis :

http://www.politis.fr/Un-jour-historique-pour-les,29483.html

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Sexy Sushi, « je t’obéis »…

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"art is resistance"
« art is resistance »

…un peu de nous, histoire…

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Demain, nous serons mardi. Et ce mardi, nous fêterons la 5e rentrée du Pôle Handicap du CMA 19.

Pour en arriver là, il a fallu un peu de temps, un peu d’histoire, un peu de vie.

Une naissance, tout plein de différences, une mort, un stage d’enseignement du théâtre avec des jeunes trisomiques, un Papotin, deux films ( un Huitième Jour et un Monde du Silence), des convictions, quelques impossibles, une obstination, la naissance d’alfée en 2003, des portes ouvertes, la création d’un premier atelier au sein d’un conservatoire (le CMA 15) avec l’association des Musicoliers, une clé sous la porte, des éducatrices spécialisées formidables, des conventions, de l’autisme et de l’inhibition, du polyhandicap et des rires, quelques crises d’épilepsie, des larmes, de la bave, de la tendresse, une notion de temps,

et puis, enfin, des retrouvailles, un directeur de conservatoire (Hacène Larbi au CMA 19), deux bâtons de pèlerin, 5 heures par jour 4 jours par semaine pendant 3 mois de coups de téléphone/rendez-vous/feutres rouge ou vert ou noir, des réunions, négociations, un psychiatre médecin chef,

une rentrée, puis une 2e, demain.

Entre temps, une politique de l’ARS, des choix administratifs, des portes fermées, de la non reconnaissance, des claques, des faux amis, des étiquettes, des non !,

la maison d’alfée trace une route, la sienne, la notre, singulière, loin des subventions, des appels d’offre et des comptes à rendre, c’est vrai, l’art c’est tout ce qui reste,

une maison avec des souvenirs dedans, et un plus un plus un, la conviction que demain. Tout ira bien.

Vous venez ?

 

Yoav Friedlander
Yoav Friedlander

…un peu d’urgence…

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ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée

nous entendons celui-là

nous entendons celle-ci…

mais…

nous ne pouvons nous y résoudre

ne pouvons valider aucune des réponses « qu’on » nous souffle…

(comme pour mieux éteindre les braises…)

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nous pensons… et agissons

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le meilleur moyen de vivre le mieux possible dans le monde tel qu’il est..?

l’affronter, le modifier, le bouleverser, le transformer, le changer…

/ « art is resistance » /

tu viens ? tu nous rejoins…?

Hum Toks & E.5131 (pour la maison d’alfée…)

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Sonic Area « Nous n’avons pas d’autre choix »…

(hommage à Margaret « there is no alternative » Thatcher)

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"art is resistance"
« art is resistance »

…un peu de berceuse,

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Parce que souvent dans la maison d’alfée,

le mardi matin, au Pôle Handicap,

on peut nous entendre chanter des berceuses,
ce déploiement de la mamané,

la voix maternante pour une langue maternelle à retrouver,

bercer, chanter, réconforter,
vivre.

C’est aussi le propos de notre création autour des berceuses, avec Ombeline et son papa « une nuit sur le jardin du monde »

Vous venez ?

…un peu d’andalouse, un matin au Pôle Handicap

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Federico Garcia Lorca au piano,

 

Un matin comme un autre, au Pôle Handicap :
On fera de cette journée une balade andalouse (retrouver ma robe rouge), chanter pieds nus sur le plateau, faire du tissus bleu chatoyant les reflets du soleil dans la Méditerranée, donner le rythme du vent, entendre le rire de T. dans la mélopée, retrouver sa langue maternelle, s’ouvrir au monde, pieds nus dans l’eau, un tambourin en cadence, léger, le triangle comme l’ostinato de nos cavalcades, et nos voix, comme nos pieds, libres. A l’abri du monde.

 

 

sur Le Jour Dénudé, aussi, L’ire nue 13, avec Garcia Lorca

…un peu de don…

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Caitro Soto joue du cajòn péruvien

Dans la maison d’alfée aussi nous avons été choyés :

grâce à nos nouveaux adhérents, nous avons pu acquérir ce nouvel instrument : le cajòn

Il nous accompagnera pendant nos ateliers et performances

et les petits, les plus grands, les jeunes des structures médico-éducatives pourront s’en donner à pleines mains.

D’une main à une autre,

d’une main tendue à une main musicienne : le geste et la présence.

Merci à vous, qui allez vous reconnaître.

Vous venez ?